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Pijo Country Pop

Pierre Mercier et Johanne Lessard

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

 

C’est après avoir visionné le film ‘Cœur de Cowboy’ en 1992 que l’intérêt pour Pierre, face à la musique et la danse country prend forme. On se souviendra que ce film mettait en vedette nul autre que ‘George Strait’. Il y jouait le rôle principal, celui de ‘Dusty’, une grande vedette de la chanson country aux États Unis. Pour Johanne, le tout remonte à 1987, lorsqu’elle parcourait les festivals et les gymkhanas. En1995, elle se décide à prendre des cours de danse. Ses premiers pas, elle les fera en compagnie de Pierre puisqu’elle devient dès lors son élève. En 1997, elle se joindra à lui comme partenaire dans l’enseignement. D’ailleurs, plusieurs membres de leurs familles portent un intérêt particulier pour la musique et la danse country. 

 

Pierre, qui est natif de Sainte-Marie de Beauce occupe un poste de journalier à la Pâtisserie Vachon. Il y fêtera à l’été 2004 ses 32 ans de service. Quant à Johanne, qui est native de Saint-Joseph de Beauce, elle était lors de leur rencontre, travailleuse sociale ; maintenant elle s’occupe de tout ce qui touche l’école de danse, que ce soit traduction, publicité et site Internet.

 

De 1992 à 1995, Pierre suit ses cours avec Jean-Pierre Lessard. En 1995-96, ce sera avec Sophie Carignan du Bar Le Montana de Shawinigan, où il se passionne pour les gros hits de l’époque, tels que ‘Fever, Old Stuff, Think About Elvis…’. C’est d’ailleurs Sophie qui lui enseignera le 1, 2 go au lieu du 5, 6, 7, 8. De 1995 à 1997, ils feront la navette régulièrement entre Sainte-Marie et le Bar Corral de Pointe du lac, près de Trois-Rivières. Une expérience qui selon eux en valait la peine malgré les kilomètres parcourus et les couchers aux petites heures du matin.

 

C’est en 1999-2000 que l’école prend la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Le  nombre d’élèves augmente, un site Internet est créé et par le fait même son nom s’officialise pour devenir ‘Pijocountrypop’ (‘Pi’ pour Pierre et ‘jo’ pour Johanne). Les cours débuteront cette année-là à Sainte-Marie de Beauce. Quant à leur motivation à devenir professeurs, ils la doivent sans aucun doute au goût de transmettre et de partager leur passion qu’est la danse et surtout de voir les gens s’amuser. Ils désirent par-dessus tout qu’elle demeure un loisir valorisant plutôt que de devenir une «grosse business ».

 

Au cours de leur jeune carrière, ils ont eu le plaisir de participer à de nombreuses activités, dont les 12 heures de danse de Victoriaville, ceux de L’Auberge La Chaudière de Scott et de Honfleur. Nul doute que les cours de danse présentés lors des Festivals de Daveluyville et de Princeville les auront marqués au plus haut point. Il ne faut pas oublier le Jamboree de DJ du Lac Beauport, les Festivals de Saint-Apollinaire, de Saint-Victor et de Saint-Tite, en ce qui a trait à l’animation côté DJ. Pierre avoue toutefois que l’activité qu’il a le plus apprécié fut l’édition 2003 du Festival Country Western de Saint-Apollinaire. Un samedi soir où une belle complicité s’installa entre lui, Gäetan Bourget et Stéphane Cormier. Une animation interactive qui vous amène au paroxysme du plaisir d’être DJ. 

 

Instigateurs du ‘Méga Partage Country’, en compagnie de Johane Beaudet, Raymond Lamarche et Gäetan Bourget, c’est lors de l’atelier annuel de Réjean Dallaire en 2000 que l’idée fut lancée. Un besoin de partager leurs coups de cœur venait de naître. Lors de ce premier ‘Méga’ à l’été 2000, 18 professeurs se sont rencontrés au Bar L’Étalon Noir de Saint-Apollinaire. En août 2003, plus de 35 écoles de danse étaient représentées. Nul doute que le ‘Méga partage Country’ remplit les attentes de bien des professeurs. Depuis le printemps 2003, ils se sont joints au ‘Regroupement PROFusion’ dont le but premier est d’obtenir une certaine uniformisation dans l’enseignement des danses au Québec.

 

Chorégraphes par surcroît, nous leur devons, au fil des ans, de superbes danses telles que ‘What About Now (juillet 2000), Love Make Me Do It (janvier 2001), Aisy Waisy Dance (avril 2001), Billy’ Dance (mai 2001), Escape For Two (mars 2002), Again (juillet 2002), Movin’ On Waltz (août 2002, avec la collaboration de Madeleine Charrette et Daniel Bernard), Oh Suzanna (septembre 2002), LTG (mars 2003), Coming On Strong (juin 2003), Gonna Straighten Up (août 2003), Run (mars 2004)’.

 

Leur enseignement rayonne aujourd’hui entre L’Auberge La Chaudière de Scott, Saint-Georges de Beauce et Black Lake. En tout, plus de 200 personnes suivent leurs cours de danse régulièrement avec eux. Ce qu’ils recherchent avant tout, faire danser le plus de gens possible, qu’ils s’amusent et oublient les tracas quotidiens.

 

Selon eux, le plaisir qu’en retirent les danseurs aujourd’hui est sensiblement le même qu’à leur début, si ce n’est que ce ne sont plus les même gens. Quant à l’envergure qu’a prise la danse country, ils ne sont pas surpris puisque c’est un milieu des plus amicaux. Par contre, ce qui les surprend au plus haut point, c’est le nombre de nouveaux danseurs à chaque année. Une telle progression est principalement due à des danses de plus en plus accessibles pour tous et, certes, à des goûts musicaux beaucoup plus étendus.

 

Quant à savoir si la danse se porte bien aujourd’hui ? Tous, nous savons que les bars ont de la difficulté à survivre. Pour ce qui est des salles de danse, leurs diversifications leur permettent par-dessus tout de rentabiliser leur établissement. Pour ce qui est de l’ambiance, la décision revient à chacun de faire son choix.

 

En ce qui a trait à la décision de Pierre et Johanne de s’afficher plus ‘Pop’, tout un débat vous diront-ils : nous l’avons fait tout simplement pour que les gens qui nous visitent sachent à quoi ils doivent s’attendre. Notre nom le dit ‘countrypop’. Ces musiques ont souvent plus de ‘Punch et d’entrain’. Nous offrons donc à notre clientèle 80% de country pour 20% de hors country.

 

En ce qui concerne l’avenir de la danse country : tout dépendra de l’attention que porteront les professeurs face aux élèves débutants. Un engagement qui peut certes avoir une répercussion face à l’évolution de la danse au cours des prochaines années. Quant à savoir où nous serons dans quelques années : nous devons régulièrement nous ajuster et nous remettre en question. Le tout dépendra de la réponse des gens.

 

Leurs souhaits à tous deux, que les gens laissent de côté leurs préjugés face aux musiques hors country. Beaucoup de danseurs passent à côté de danses très plaisantes…

2005-07-18

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