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Moon Rider Dancers

Diane Gamache et Lucien Castonguay

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

 

C’est en début d’adolescence que Diane commence à s’intéresser à la musique country. Pour Lucien, son intérêt pour ce genre de musique se fera sentir seulement vers les années 1993. Dès lors, il deviendra un assidu de ce style musical.

 

Le goût pour la musique country, Diane le doit sans aucun doute à son père qui, lors d’un voyage au Connecticut détestait écouter les postes de radio anglophones. Dès leur départ, il glissait donc une cassette western dans le lecteur,  qu’il faisait jouer durant tout le voyage, soit à l’aller et au retour. Sans doute le meilleur moyen d’apprendre toutes les ‘tounes’ qu’il y avait sur cette cassette. Par la suite, Diane a toujours continué à chanter du western, comme elle se plaît à le dire. Elle monta d’ailleurs sur scène pour la 1er fois en 1996, à ‘La Gamacherie’, le bar dont ses parents sont les propriétaires.  En faire une carrière, certes pas, elle l’a toujours fait pour s’amuser.

 

Native de St-Vincent de Paul, Laval, Diane y a vécu toute son enfance. Par contre Lucien, c’est dans le Bas du fleuve, soit à St-Antonin près de Rivière du loup, qu’il  a vu le jour. Leur rencontre sera décisive en janvier 1999, non pas que Lucien ne la connaissait pas, puisqu’il fréquentait régulièrement le bar de ses parents.

 

En 1993, alors qu’il côtoyait un copain de travail chez Papier Rouville où il était lui-même opérateur, son intérêt pour la danse country s’accentue. Son copain de l’époque était nul autre que Jean-Yves Proulx des «Chuck Wagon Country Dancers ». À ce moment-là, les ‘Chuck’ en étaient à leur début au Ranch Périgny de Chambly. Pour Diane qui travaillait durant cette période en service de garde, son intérêt pour la danse ne se fera sentir qu’en 1998. Comme pour la majorité des professeurs de danse aujourd’hui, leur début fut marqué par un apprentissage avec diverses écoles. Ce fut le cas pour Diane qui suivit des cours pendant une session avec l’école «Urban Cowboy ». Pour Lucien ce fut avec l’école ‘L’étoile Country’ ,durant près de trois ans, puis ce sera avec les «Chuck Wagon Country Dancers » pour la durée d’une session.

 

Ce sera en septembre 1999 que verra le jour leur école de danse sous le nom de «Moon Rider Dancers » et devinez où ! Bien sûr, au bar des parents de Diane, soit ‘La Gamacherie’, le temps seulement d’une session  puisqu’en 2000, par manque de disponibilité, ils ouvriront leur propre salle de danse à Marieville.

 

Quant à leur motivation à démarrer leur propre école, Diane la doit surtout à l’amour qu’elle a pour la musique country, à sa grande facilité d’apprentissage et aussi à la grande détermination de Lucien qui avait déjà quelques années d’expérience comme danseur. En ce qui concerne leurs carrières respectives, Diane est toujours en service de garde mais comme remplaçante, et Lucien est actuellement conducteur d’autobus scolaire.

 

Vivre de leur école, Diane aimerait bien cela mais Lucien trouve très difficile de maintenir le nombre d’élèves à un niveau acceptable. Certains évènements auront marqué leur courte carrière. Ils ont eu entre autres le plaisir d’être demandés par la ville de Richelieu pour une soirée country à L’érablière Meunier de Richelieu et aussi d’avoir été choisis pour animer et faire la partie musicale aux noces de Karo Martin et Richard Lambert, anciennement des ‘Texas Country Dancers’.  Présentement leur école est fière de compter quelques 75 élèves.

 

Ce qu’ils recherchent avant tout comme professeurs, c’est d’offrir le meilleur d’eux- mêmes à tous leurs élèves et aux danseurs qui vont les visiter mais aussi d’entretenir une très bonne relation avec les professeurs des autres écoles. Malgré une très forte compétition, la grande majorité des écoles se respectent; par contre selon eux, l’assiduité des danseurs face aux nombreux cours et soirées qui leur sont offerts a diminuée.

 

L’envergure qu’à prise la danse country les surprend beaucoup. Ils étaient loin de se douter que cette discipline aurait autant de succès. Cette envergure, ils la doivent principalement à leur choix musical qui se veut très country, mais aussi aux nombreux festivals dans leur région qui attirent de plus en plus de gens.

 

Pour eux, la danse country se porte bien. Ils trouvent très dommage que certaines écoles tentent de se diriger vers d’autres genres musicaux. La vraie musique country demeure pour eux la seule porte de sortie réellement valable. Les élèves choisissent de s’inscrire dans une école de danse country pour y apprendre le country et pas autre chose.

 

La danse country, suivant leur dire, est présentement à son plus fort. Seront-ils là encore dans quelques années ? L’avenir nous le dira. Comme le dit si bien Diane ‘Un jour à la fois’. S’il n’en tient qu’à eux, sans aucun doute. Ce qu’ils souhaitent avant tout, c’est de conserver ce bel esprit de famille lors des soirées de danse, ainsi que beaucoup de succès aux danseurs et professeurs…

2005-07-18

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