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Kick Dancers

Linda Morissette et Claude Desrosiers

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

Son amour pour la musique country, Linda le tient de sa famille, de son dire ‘Toute ma vie, j’ai écouté cette musique’.  Pour Claude, son intérêt pour ce genre musical, tout comme pour la danse country débuta à l’automne de 1999.  C’est en 1994 que Linda porte un intérêt particulier pour la danse country. Quant à leurs familles, elles trouvent cela bien beau, mais elles ne suivraient pas de cours, selon elles, ‘Les danses changent beaucoup trop souvent’.

Native de Montréal, Linda occupe à ce moment-là un poste d’assistante technique de collecte pour Héma Québec.  Claude, qui est natif de St-Aimé de Massueville, exploite une ferme porcine.  Tous deux occupent toujours aujourd’hui le même emploi.  C’est en février 2000 qu‘ils se rencontrent pour la première fois.  Ce ne sera qu’en mai de la même année que leur rencontre sera décisive. 

C’est avec « Gilles Cyr » de St-Jérôme que Linda débute ses cours en 1994.  À cette même époque, elle suivait également des cours au « Grand Texas » de Montréal.  Comme elle le dit si bien, ’C’était du 4 soirs semaine et cela a duré pendant plus d’un an et demi’.  En 1996, elle prend d’autres cours, cette fois-ci avec « Yvan Brazeau » de St-Jérôme.  Elle y deviendra d’ailleurs monitrice lors des enseignements de danse en ligne et de partenaires.  Pas suffisant pour elle, « l’American Pub » et « l’École de Danse Rollande Gaudreault » lui serviront aussi de tremplin pour l’apprentissage de nouvelles danses.  Les débuts pour Claude furent plus modestes puisqu’il n’a commencé qu’à l’automne de 1999 à suivre ses premiers cours.  C’est avec « l’Étoile Country de Fernand Gauthier » qu’il débuta.  L’année suivante, ce sera avec « Country Numéro 1 Raymond Lamarche » qu’il poursuivra, pendant une année. 

En janvier 2002, leur école prend naissance.  Les « Kick Dancers » sont nés.  Une année sans doute des plus modeste pour eux, puisqu’ils n’enseigneront que des cours aux débutants.  Mais qu’à cela ne tienne, il faut commencer par le début.  Leur premier cours, ils le donneront à St-Aimé de Massueville.  Ils y enseignent d’ailleurs encore aujourd’hui. 

Sa motivation, Linda vous dira qu’elle ne vient pas de Claude mais bien d’elle-même.  Suite à la perte, en 2001 et 2002, de ses parents amoureux de la musique country,  elle voulait leur rendre hommage en ayant sa propre école de danse.  Par le fait même, cela lui permettait de connaître des gens et d’en faire sa propre thérapie, tout en faisant de l’exercice.

Pour ce qui est d’en vivre un jour, elle ne croit pas que cela sera possible car il y a beaucoup trop d’écoles.  Par contre, elle voit très bien cela occuper leurs loisirs le temps de la retraite venue.

Même avec de nombreuses démonstrations de danse à son actif, présentées entre 1995 et 1998, Linda préfère considérablement le « Festival Western de St-Robert ».  ‘Depuis déjà maintenant deux ans que nous y faisons la musique, et le nombre de danseurs n’a jamais cessé d’augmenter.  Nous en sommes d’ailleurs très fiers’.

Ce qu’ils recherchent aujourd’hui comme professeurs, ‘Connaître encore plus de gens et leur faire partager notre passion pour la danse country’.  Même avec seulement une vingtaine d’élèves, ils sont très heureux.  Pour eux, c’est une grande famille, la leur. 

Il est vrai que, selon eux, ‘Les gens aujourd’hui prennent cela beaucoup trop au sérieux.   Il n’y avait pas autant de danses qu’aujourd’hui, et quand une nouvelle danse était enseignée, nous avions amplement de temps de la danser.  D’ailleurs à ce moment-là, les gens se tenaient beaucoup plus’.

Quant au choix de  St-Aimé de Massueville ‘j’aurais certainement pu choisir un autre endroit pour établir mon école, et sans doute en vivre ; par contre, dans ce petit village, les gens veulent vraiment avoir des activités pour se distraire.  Selon moi, j’ai fait le bon choix, car dans ce village les gens se tiennent’.

Selon eux, nous devons avant tout cette progression de la danse country aux nombreux festivals et à tous ces ateliers qui ont poussé comme des champignons au cours des dernières années.  À savoir si la danse country se porte bien aujourd’hui, Linda vous répondra ‘Cela dépend des endroits’.  Pour ce qui est des danses dites « hors country » ou si vous préférez « latino ou dance » ‘Je me limite à quatre par soirée et c’est un maximum’.

Pour ce qui est de l’évolution de la danse country au cours de prochaines années ‘Je crois que nous allons vers un retour en arrière et que plusieurs vieilles danses vont être à nouveau danser.  Ce devrait être très intéressant. À savoir où nous serons dans quelques années, je ne sais pas, mais nous n’arrêterons certainement pas de danser’

Un souhait qui touche le domaine de la danse country ‘Que chaque école organise une ‘méga’ soirée de danse à tous les deux mois.  Cela permettrait à de nombreux danseurs de faire le tour des différentes régions de la province’.

2004-07-05

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