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J.F.Country Dancers

 Johanne Berger et François Bouchard

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

Native de Valleyfield en Montérégie, c’est en 1997 que Johanne découvre la musique et la danse country. Fille de parents professeurs en danse sociale, on peut dire qu‘elle a ça dans le sang. Après le décès de son père en 1990, sa mère a continué l’enseignement en danse sociale et un peu plus tard, en danse country,  toujours dans la région de Farnham, transportant le tout en Floride durant la saison hivernale.  Sa sœur et son beau-frère suivent également des cours avec eux. Pour sa part, François qui est natif de Farnham a pris lui aussi contact avec la musique et la danse country durant cette même période. Fils de cultivateur, il aime cette musique et d’ailleurs, sa mère adore danser. Tout comme les autres membres de la famille, il aime bien ce style musical.

C’est en 1996, qu’ils se rencontrent. À cette époque Johanne est horticultrice, un travail qu’elle fait encore aujourd’hui chez Fleur Excel, alors que François est monteur de ligne pour Hydro Québec. Depuis quelques années, François a pris sa retraite pour se consacrer à la ferme ainsi qu’à la danse country. 

Sans vouloir trop la vieillir, il nous faut remonter plusieurs années en arrière pour bien connaître Johanne. C’est depuis l’âge de 7 ans qu’elle danse et à cet âge, on rêve de toutes sortes de choses, et pourquoi pas de devenir professeur de danse ? Ce qu’elle ne savait certes pas, c’est qu’elle enseignerait un jour la danse country. Lorsqu’elle a rencontré François, celui-ci suivait des cours avec la mère de Johanne. Ce n’était pas un danseur mais il jouait de la guitare dans un orchestre et avait le ‘tempo’. François lui a fait aimer cette musique qui, avec les années est devenue leur motivation. Bâtir une école de danse où l’on s’amuse tout en dansant sur de beaux airs country.   

Ils débutent en danse country en prenant leur premier cours en 1997 avec Cindy Richard à la Légion de Cowansville.  Mais il y a un problème, Cindy n’enseigne que la danse en ligne. C’est lors d’un festival à l’Érablière Au Chalumeau que dorénavant, ils prennent la décision de suivre leurs cours avec les Chuck Wagon Country Dancers où la danse de partenaires est bien présente. C’est en 1998 qu’ils s’y inscrivent. À ce moment-là, ils suivent 2 à 3 cours par semaine et dansent tous les vendredis et samedis. En 2000, ils deviennent professeurs affiliés au Chuck Wagon Country Dancers et débutent leur enseignement à la Salle des Chevaliers de Colomb de Cowansville. Après deux ans seulement, où ils se sont bâtis une solide réputation,  ils fondent leur propre école de danse. C’est en septembre 2002 que les JF Country Dancers voient le jour. Le rêve est maintenant devenu réalité.

Leur école compte aujourd’hui plus de 90 élèves. Ils enseignent toujours à Cowansville et depuis peu à Farnham.  Comme Johanne le dit si bien : ‘Notre but n’est pas de vivre de notre école, j’ai un emploi que j’adore et François a une bonne retraite d’Hydro Québec. Pour nous c’est une activité que nous aimons et notre objectif est de faire danser le plus de gens possible dans une très bonne ambiance’

Au cours des dernières années, plusieurs organisations ont eu recours à leurs services pour l’enseignement d’une danse, dont les Chuck Wagon Country Dancers lors d’une activité pour la Fête des Mères à la Salle des Aînés du Mont St-Grégoire, ainsi que le Camping des Chutes Hunter lors de leur festival en 2005.  Ce dernier retient toutefois leur attention car selon les dires de Johanne : ‘Tu te sens vraiment apprécié car la majorité de ces personnes n’ont jamais fait de danse country, on leur a fait découvrir notre amour pour cette musique et cette danse’. Une grande joie pour eux fut de participer au cours de l’été 2005 au Festival de Danse Country M & M, organisé à chaque année à l’Île d’Orléans par l’école du même nom. À cette occasion, ils ont offert en démonstration 2 nouvelles danses aux gens présents, chorégraphies  qui furent très bien accueillies.

Mais il y a une chose pourtant qui leur tient encore plus à cœur et c’est la présentation annuelle du Festival de la Campagne. Un événement qu’ils offrent aux amateurs de danse depuis déjà quelques années sur leur ferme de Farnham durant la fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste. Ils sont conscients de tout le travail que cela leur donne mais : ‘Pour nous, satisfaire le plus grand nombre de danseurs est notre priorité.  Il ne faut pas oublier que nous avons accueilli en 2005 plus de 600 danseurs’.  Ils sont très heureux du succès que remporte leur festival et ils ont même pris la décision d’offrir aux amateurs, un second festival du même genre qui aura lieu à la fin du mois d’août.  Beaucoup de travail pour eux en perspective !

Ce qu’ils recherchent aujourd’hui comme professeurs de danse : ‘Nous voulons faire connaître à nos élèves les autres écoles de danse, la belle complicité qu’il peut y avoir lors des soirées entre danseurs et professeurs mais aussi et surtout que nos élèves puissent apprécier le plaisir que procure la danse country, le tout dans un esprit de famille. Vous savez l’évolution de la danse country dans notre région n’a pas toujours été facile ; nous avons commencé avec une vingtaine d’élèves mais pour l’amour de la danse, nous avons tenu bon. Notre patience est maintenant récompensée, nous nous amusons beaucoup et nous ne voulons surtout pas que cela devienne trop sérieux et encore moins une corvée. Nous ne sommes d’ailleurs pas surpris de l’envergure qu’a prise la danse country, elle intéresse de plus en plus de gens, on y fait de belles rencontres et bien sûr de l’exercice. Pour nous, ce succès est principalement dû aux festivals mais aussi à toutes les soirées qui sont offertes aux danseurs.  Pour nous la danse se porte très bien’

La venue de danses dites ‘latino ou dance’ ne les effraient aucunement. ‘Nous n’avons rien contre en autant qu’il n’y en ait pas trop. Par contre, pour nous qui sommes dans un milieu principalement anglophone, nous n’enseignons que des danses sur de la vraie musique country. Notre clientèle et nous apprécions ce genre de musique et je ne vois pas pourquoi l’on changerait cela. L’avenir de la danse country est très bien perçue chez nous en autant que cela demeure country et que l’on ait toujours autant de plaisir à la danser’

À savoir s’ils sont d’accord à la venue d’une association ou regroupement d’écoles de danse, ils répondent à cela : ‘Oui ! Cela ne nous dérange aucunement.  Par contre, cette association doit apporter quelque chose aux amateurs de danse. L’augmentation de la qualité de l’enseignement des professeurs et une certaine uniformisation dans la pratique des danses entre les régions devraient en être les principaux buts a atteindre’.

Pour eux, la pratique de la danse country par l’enseignement est  bien implantée. Ils aimeraient faire connaître ce plaisir à un plus grand nombre de personnes possible. Leur souhait  est : ‘Que tous les amateurs de danse se considèrent comme faisant partie d’une grande famille, peu importe leurs niveaux’ !

2006-02-01

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