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Granby Country Dancers

 Huguette Huneault

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

Native de Louiseville dans Lanaudière, c’est en 1996 qu’elle commence à s’intéresser à la musique et la danse country. Son intérêt marqué pour ce genre de musique la porte à s’inscrire à ses premiers cours de danse.  Son choix se dirige dès lors vers une école dont elle se dit très fière, soit l’Étoile Country de Nicole et Fernand Gauthier où elle y suivra des cours pendant près de trois ans, au Club Aramis de St-Paul-D’Abbotsford.  Elle est aussi la seule de sa famille à s’intéresser à ce genre d’activité.  À cette époque, Huguette occupe un poste de gérante dans une mercerie pour hommes de la région.

À voir son école de danse, n’est-ce pas là, le rêve de bien des gens?  C’est en 1999 qu’elle se lance dans cette grande aventure.  André Laramée lui donne le coup de pouce, que dire, le goût d’aller encore plus loin, alors qu’elle doutait un peu d’elle- même : ‘Il avait tellement confiance en moi, en mes capacités, que ce fut pour moi l’élément déclencheur.  Aujourd’hui, je l’en remercie beaucoup’.  C’est en septembre de cette même année que prennent vie les « Granby Country Dancers ».  Sa grande motivation à devenir professeur, elle la doit bien sûr à André, mais aussi et surtout à sa passion pour la danse country.  Les membres de sa famille sont d’ailleurs très impressionnés du succès que remporte son école de danse.

Aujourd’hui, elle demeure, enseigne et offre ses soirées de danse country à Granby.  Son école l’occupe à plein temps.  Elle a su, au fil des ans s’entourer d’une équipe des plus dynamique, en les personnes de Normand Henley, son partenaire de danse et de Country Girl Anna, la D.J. attitrée de l’école.  Comme elle le dit si bien : ‘Ils sont exactement ce que j’espérais d’une équipe, c’est-à-dire respectueux, généreux, drôles et de plus, nous partageons la même passion pour la danse’.  Ce qu’elle recherche comme professeur aujourd’hui : ‘Avoir une école saine au niveau des relations humaines, avec des gens qui se respectent et qui me respectent.  Je veux également avoir du plaisir et être acceptée comme je suis’.

Elle a su, au cours des dernières années, tisser des liens fort enviables avec plusieurs organisations.  Elle a entre autres participé activement à la mise sur pied du Festival pour danseurs country de Contrecoeur édition 2005, le tout en collaboration avec Suzie Dufault et Marc Lafrenière.  Cet événement avait lieu au Pavillon Marie-Victorin situé à St-Robert, non loin de Sorel.  Toujours en 2005, elle nous proposait cette fois-ci la fin de semaine des deux Huguette.  Ce rendez-vous country se tenait à la cabane à sucre chez Ti-Père de St-Nicéphore, le tout en association avec Huguette et Jean Duguay de l’école de danse Country Hot Dancers.  De son dire : ‘Ce sont des personnes qui m’ont beaucoup marquée car ils font passer le bien des gens avant tout le reste.  Ce sont des gens qui me ressemblent et je les apprécie grandement.  Évidemment, j’aimerais bien travailler encore avec eux’.  

Pour elle, le côté sérieux de la danse country, elle ne l’a jamais connu et elle ne désire pas le vivre : ‘Chez nous, les gens sont simples et nous nous amusons beaucoup.  Je ne laisserais jamais l’ambiance devenir trop sérieuse, d’ailleurs mon équipe ne l’accepterait pas’.  Elle n’est pas surprise non plus du succès que remporte la danse country : ‘C’est un domaine qui rejoint des gens de tous âges, sans compter que la musique est de plus en plus accessible pour tous’.

Quant à savoir si la danse country se porte bien aujourd’hui, elle répond à cela : ‘Oui et non, cela dépend des écoles’.  Pour ce qui est du <dance ou du latino> : ‘Je suis contre.  Je porte une attention bien particulière dans le choix de mes musiques, je tiens absolument à ce qu’elles soient country et pas trop ‘Pop’’.

Pour ce qui est de la venue d’une association ou d’un regroupement d’écoles pour contrôler la qualité de l’enseignement et du produit offerts aux danseurs, elle dit à cela : ‘Il est certain que cela permettrait de donner une meilleure qualité d’enseignement mais d’un autre côté, j’aurais l’impression de perdre un peu ma liberté’.

À savoir où elle se voit dans quelques années, elle me fait un large sourire et me dit : ‘Je n’y ai pas vraiment pensé, je profite du moment présent’.  Ce qu’elle souhaite par dessus tout : ‘Que le country devienne un prétexte pour la bonne entente, l’harmonie, l’amour entre les gens qui s’adonnent à ce merveilleux loisir…’ 

2006-02-01

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