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Diane Girard et Jacques Godin

Biographie autorisée

Diane Girard

Diane Girard et Jacques Godin

Texte de Bernard Pednault

 

 

   

 

C’est dès sa plus tendre enfance que Jacques est imprégné par la musique country.  En effet, à l’âge de 5 ans il a pour idole nul autre que « Roy Rogers », le cowboy chantant.  À 14 ans il fait partie d’un premier groupe musical.  C’est l’époque des « Beatles et des Rolling Stone » dont il choisit d’interpréter les pièces les plus western.  La vogue du Psychédélique et du Heavy Rock des années 60 – 70 passée, il revient cette fois au country pour de bon.  À cette époque, ses artistes préférés sont les « Willie Nelson, Waylon Jenning, Johnny Cash, Merl Haggard et Kris kristofferson » ,pour n’en nommer que quelques-un.  Les années 80 lui apporteront du sang neuf avec l’arrivée des « George Strait, Garth Brooks, Randy Travis, Clint Black et Alan Jackson ».  Pour Diane, la musique country c’est celle de son enfance, celle qu’elle a toujours aimé et que son père préférait par-dessus tout. 

 

Ce n’est qu’en 1998 qu’ils se découvrent un intérêt pour la danse country, lors de leur première visite au Festival de St-Tite.  Ce sera chose faite dès leur retour, puisqu’ils débuteront dans les semaines qui suivront leur premier cours de danse avec « le Groupe Wagon Wheel de Nicole Rondeau ». Pendant plus de 18 mois, ils suivront leurs cours avec cette école.  Pour ce qui est des membres de leurs familles à s’intéresser au country, Jacques a un frère, Alain qui est le DJ de Cowboy In Black, et Diane a une sœur, Sylvie qui a déjà enseigné pour « Cowboy Rhythm ».

 

Pour sa part, Jacques a vu le jour à Ville Émard alors que Diane, ce sera St-Henri qui l’aura vue naître.  Leur rencontre remonte maintenant à plus d’une vingtaine d’années, soit en février 1984.  À cette époque, ils étaient tous deux sans emploi et l’idée de partir un commerce d’esthétique et de vente d’automobiles fit son bout de chemin.

C’est le 10 février 2000 que « Cowboy Rhythm » voit le jour.  Leurs premiers cours, ils les donneront à Lachine.  À savoir ce qui les a motivés à devenir professeurs, ‘Ce fut avant tout l’ambiance amicale et l’esprit de famille qui nous ont décidé, mais aussi la musique country et les chorégraphies, sans oublier l’habillement des gens et les décors’.  Aujourd’hui en plus de Lachine, les villes de Châteauguay et Beauharnois bénéficient de leur enseignement.

Depuis un certain temps, il se sont retirés de leur commerce automobile.  Aujourd’hui,  leur occupation principale est leur école de danse.  Comme ils le disent si bien, ‘Nous nous consacrons maintenant uniquement à l’enseignement de la danse, à l’organisation de soirées ainsi que d’événements touchant le domaine country’.

Parmi tous les événements auxquels ils ont participé au cours des dernières années, se démarque leur première soirée organisée à Lachine, au « Angler’s (surnommé le Wrangler’s) ».  De leur dire, ‘C’était un endroit superbe, avec une vue magnifique sur le Lac St-Louis, nous étions près de 200 personnes ; pour ceux qui se souviennent, il y avait là un des meilleurs planchers de danse’.   Soulignons aussi l’invitation de « Michelle Chandonnet et Marc Archambault des Country Boots » à présenter pour la première fois une de leurs chorégraphies, en l’occurrence « Heather Express ».  Parmi d’autres événements, il ne faut pas oublier les différentes démonstrations dans les centres hospitaliers ainsi que les fêtes de Lachine. 

En 2001, ils créent « Le Super Rendez-vous Country de Lachine », un événement sans précédent consacré à la musique et aux artistes du country américain mais aussi dédié à tous les amateurs de danse country.  Sa première présentation aura permis d’attirer plus de 1000 personnes sur trois jours, le tout sous un chapiteau et sans artiste invité.  En 2002, c’est près de 1200 personnes qui se déplacent à l’Aréna de Lachine pour une seule journée.  Elles y verront entre autres les spectacles de « J. C. Harrisson et de Heather Myles », le tout agrémenté de danse country.  En 2003, ils récidivent à nouveau et cette fois-ci, ils frappent un grand coup.  Ils font venir directement d’Angleterre les « Deans », duo de l’heure fort populaire ; ceux-ci enflammeront les quelques 1800 personnes présentes à l’Aréna de Lachine.  En 2004 ils font relâche, mais que nous réserve l’année 2005, ‘On aimerait bien, même si plusieurs problèmes se posent à différents niveaux.  À cela il faut ajouter que ça coûte énormément cher.  Si nous allons de l’avant, nous en ferons l’annonce avant le mois de mars’.

Organisateurs hors pair mais aussi chorégraphes par surcroît,  ils nous l’ont démontré au cours des dernières années en nous offrant de nombreuses et très belles chorégraphies dont : « For The Grace Of God (mai 2001), Wrap & Strut (octobre 2001), Heather Express (novembre 2001), Just Like Old Times (décembre 2001), Sweet Talk and Good Lies (juin 2002), Time To Dream (novembre 2002), Loraine (décembre 2002), Keep On Dreaming (janvier 2003), Ring of Fire (mai 2003), I Love This Bar (septembre 2003), 98.6 degrees (septembre 2003), Lock N’ Strut (février 2004), Never Again (mai 2004), Nothing But The Radio (Août 2004), Hey Good Looking (septembre 2004), Some Beach, Somewhere (octobre 2004), Save The Honkytonks (décembre 2004) ».  De leur dire et sans hésitation, « Time To Dream » aura permis de les faire connaître au grand public amateur de danse.

Avec plus de 350 élèves, Diane et Jacques ont de quoi être fiers de ce qu’ils ont accompli.  Ce qu’ils recherchent avant tout aujourd’hui comme professeurs, ‘Transmettre notre passion en expliquant bien les pas de danse et en mettant l’accent surtout sur le tempo.  Nous profitons aussi de l’occasion pour promouvoir les artistes mais aussi la musique country’.

Pour eux, le sérieux qu’a pris la danse country, ils ne le ressentent pas puisqu’ils se sont toujours amusés, que ce soit lors de leurs soirées ou bien dans les cours.  Même lorsqu’ils visitent certaines écoles, ‘Nous ne sommes jamais moins d’une quarantaine de danseurs et nous nous amusons beaucoup ensemble.  Nous sommes d’ailleurs très bien reçus partout où nous allons.  Pour nous, ce qui compte avant tout, c’est bien de prendre notre plaisir le plus sérieusement possible.  Si nous n’étions pas heureux dans la danse country, nous ne serions certainement pas là’.

Quant à l’envergure qu’a prise la danse country, ils n’en sont pas surpris du tout, ‘Nous avons fait de nombreux adeptes de la danse depuis quelques années’.  La progression que connaît la danse aujourd’hui est principalement due selon eux ‘À la promotion que les écoles de danse ont faite, mais aussi aux nombreux ateliers et festivals country.  Nous croyons qu’aujourd’hui la danse se porte à merveille’.

Pour ce qui est de la venue de danses dites « latino ou dance » ils ne s’en font pas outre mesure, ‘Il en faut pour tous les goûts.  Personnellement nous ne l’enseignons pas.  Mais l’exception ne fait pas la règle, même au « Billy Bob’s Texas », nous avons vu des cowboys danser « Chill Factor ».  Nous n’y voyons pas de menace comme telle.  Il y a beaucoup d’écoles de danse et il y en a pour tous les goûts.  Les gens peuvent choisir’

En ce qui concerne son avenir mais aussi son évolution ‘Nous voyons cela d’un très bon œil.  Nous prenons de l’expérience en tant que chorégraphes mais aussi en tant que professeurs.  Les danseurs eux aussi s’améliorent d’année en année.  Côté chorégraphie, on a qu’à penser aux « Michelle Chandonnet, Marc Archambault et Linda Sansoucy » qui nous produisent de très belles chorégraphies et qui plus est, ont du succès.  Notre admiration va aussi à « Diane Jackson ».  Nous voyons aussi qu’il y a une relève parmi nos chorégraphes québécois, cela est encourageant pour l’avenir.  Tant qu’il y aura des « Ateliers, le Méga Partage » mais aussi des gens qui se dévoueront pour le country, il n’y aura pas de problème’.

 

Depuis plusieurs mois on entend parler d’association ou de regroupement d’écoles pour contrôler la qualité de l’enseignement mais aussi du produit offert aux danseurs, ‘Nous ne sommes pas vraiment d’accord, nous n’avons pas besoin d’une police.  Les gens savent distinguer si un professeur est compétent ou non.  Par contre, on peut très bien être très bon professeur et enseigner des danses qui ne plaisent pas nécessairement à la majorité.  Nous tenons à juger nous-mêmes si une danse est bonne ou non.  Nous ne dictons pas de ligne de conduite aux autres écoles mais nous ne voulons pas non plus nous faire dicter la nôtre’.

 

À savoir où ils seront dans quelques années, ‘ Nous serons certainement encore dans le country, surtout comme danseurs mais aussi comme amateurs de bonne musique country’.  Un souhait qui touche la danse country, ‘De bonnes musiques, de belles danses avec par-dessus tout de bons ami(e)s pour tous’

Malheureusement, le 26 décembre 2014, Diane nous a quitté pour un monde meilleur après une vie au service des danseurs country; les chorégraphies qu'elle a écrites en compagnie de Jacques sont en quelque sorte un héritage pour nous tous !