www.countrydansemag.com

Country Hot Dancers

 Huguette et Jean Duguay

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

 

C’est en 1990 que leur intérêt pour la musique et la danse country se fait sentir.  Elle ne cessera de grandir durant toutes les années qui suivront.  Leur rencontre remonte pour la première fois en 1970.  Quelques années plus tard, soit en 1973, ils uniront leur destinée.  À cette époque, Jean est coiffeur pour homme à Drummondville, alors que Huguette travaille dans un atelier de couture à St-Hyacinthe.

 

Natifs tous les deux de St-Guillaume, Jean demeure au village, puisque son père en est  le barbier.  Pour sa part, Huguette réside à peine à neuf kilomètres du village.  Leurs familles respectives aiment bien la musique country.  Huguette a d’ailleurs une sœur se prénommant Gisèle qui suit des cours de danse régulièrement avec eux.

À leur début, soit en 1991, ils suivront des cours de danse avec Lyne Provencher; par la suite, ce sera avec Réjean Dallaire, puis avec Michel Desbiens de St-Valérien. 

 

C’est en 1995 que leur école de danse prend forme, pour porter le nom des <Country Hot Dancers >.  Leur motivation à devenir professeurs, ils la doivent principalement à leur amour de la danse et de la belle musique country.  Leur premier cours, ils le donneront à St-Eugène.

 

Aujourd’hui Huguette œuvre toujours dans le domaine de la couture pour les vêtements ‘Le Dernier Mec’.  D’ailleurs, cette entreprise est aussi son principal commanditaire lors de ses soirées.  Pour sa part, Jean est employé sur une ferme porcine, une entreprise qui est la propriété de ses cousins de St-Eugène. Ayant travaillé pendant plus de 25 ans à l’Imprimerie ‘Transcontinental de Drummondville’, Jean conserve toujours un pied à terre dans ce secteur, un domaine qu’il connaît bien, puisqu’il a été pressier substitut pour plusieurs grands journaux et imprimeries, dont le ‘Journal de Montréal, The Gazette, La Tribune, Imprimerie Ville LaSalle, ainsi que Montréal – Magog’.

 

Vivre de leur école un jour, ils vous diront ‘jamais ! Il y a maintenant beaucoup trop d’écoles et les frais d’exploitation demeurent toujours présents’. Leur école compte présentement plus d’une centaine d’élèves.  Ce qu’ils recherchent avant tout comme professeur :  ‘pouvoir amener les gens à s’amuser en dansant’

Depuis déjà plusieurs années, ils sont présents dans quelques festivals dont, pour une cinquième année consécutive, chez ‘Ti-Père à St-Nicéphore’.  Ils ont participé également durant 2 années au ‘Festival Country de Ste-Jeanne D’Arc de Lefebvre’ en compagnie de ‘Country Numéro 1 Raymond Lamarche’ où ils partageaient le temps de danse en alternance.

L’année 2004 fut pour eux une année de défi.  En effet, ils se sont lancés de plein fouet dans l’organisation d’un festival et pas n’importe lequel. Sans doute un rêve qu’ils caressaient depuis un certain temps, puisque ce festival se voulait un rendez-vous pour toutes les écoles de danse. De leur dire ‘l’organisation du <Festival des Écoles de Danse Country 1er édition > fut une expérience que nous avons adorée.  La formule que nous avons adoptée fut profitable pour toutes les écoles qui sont venues nous rendre visite.  Près de 28 d’entre elles étaient présentes.  Nous souhaitons que notre seconde édition accueille encore plus d’écoles, d’ailleurs plusieurs améliorations seront apportées, et ce, dans le but de satisfaire tous les danseurs présents’.

Selon eux, la danse est devenue beaucoup trop sérieuse, ‘les gens s’amusaient auparavant, il y avait moins de danses, donc elles étaient dansées beaucoup plus souvent; aujourd’hui il y a plus d’écoles et ce sont celles qui en montreraient le plus dans une semaine.  Une compétition qui demande énormément d’énergie de la part de tous’

Surpris de l’envergure qu’a prise la danse country aujourd’hui ? Ils vous répondront ‘non !  Pour eux, ce qui a permis une telle progression ‘c’est le côté amical, les gens se parlent beaucoup; une école, c’est comme une famille qui accueille toutes les nouvelles personnes qui veulent bien se joindre à elle.  C’est sans doute identique dans toutes les écoles’.

Depuis le tout début, ils se sont joints au Regroupement PROFusion ; ‘nous étions parmi les premières écoles à vouloir former un regroupement pour faire en sorte que les mêmes danses soient enseignées à tous.  Les élèves apprécient grandement ce regroupement aujourd’hui, car cela leur permet de visiter plusieurs écoles et de pouvoir y danser les mêmes danses à 75%’.

Pour ce qui est de savoir si le country se porte bien, ils vous répondront que ‘oui ! tant et aussi longtemps que les écoles demeureront le plus country possible’. La venue des danses dites ‘latino, dance’ n’est pas une priorité pour eux ; ‘nous voulons le plus possible nous en tenir au country’.  En ce qui a trait à l’évolution de la danse dans les prochaines années, ils la voient plutôt stable, étant donné le manque de relève.

Seront-ils là dans quelques années ?  Ils se voient toujours pratiquant la danse, mais simplement pour s’amuser.  Un souhait qu’ils aimeraient bien voir se réaliser entre- temps : ‘pouvoir enseigner une seule danse par semaine ;  pour nous, ce serait suffisant…’

2005-07-18

Copyright © 2006. Tous droits réservés. Le contenu de ce site appartient à countrydansemag.com  et nul n'est autorisé à en faire usage sans la permission de ses gestionnaires