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Country Dance SR

Sylvie Roy

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

Elle est  née dans la musique country.  C’est ce qu’elle vous dira. Dans sa famille, tout le monde joue de la musique.  Son grand-père est un passionné de violon ; ses oncles, de banjo ainsi que de guitare. Quant à son père, le violon, la guitare et l’harmonica sont tous des instruments qu’il jouait.  Fervents de musique country, ils aiment tous les Buck Owen et Johnny Cash.  Difficile de ne pas aimer la musique et par le fait même la danse.  Mais ce ne sera qu’en 1992, à la sortie du « Achy Breaky Dance de Steph Carse » que se concrétisera le début d’une belle et prometteuse carrière pour Sylvie.

Deuxième d’une famille de quatre enfants, Sylvie a vu le jour le 7 octobre 1963, à St-Ludger dans la région de Lac Mégantic.  À ses débuts en danse country, elle travaille comme couturière dans une usine de St-Prosper de Beauce.  Même si les membres de sa famille adorent cette musique, elle est la seule à pratiquer la danse country. Tous l’encouragent d’ailleurs à continuer dans ce qu’ils considèrent comme une carrière fantastique.

Sylvie a débuté en danse sociale dès l’âge de 15 ans avec Raymond et Suzanne. Après quelques années, elle arrête tout, le temps d’avoir ses deux enfants.  En 1992, elle reprend cette fois-ci avec Paul-André Lebel de « l’École de Danse La Chaudière » de Notre-Dame des Pins.  C’est à l’automne 1994 qu’elle débute avec un petit groupe. Par la suite, Paul-André lui cédera son groupe pour se concentrer uniquement à la danse sociale.

Ses débuts comme professeur, Sylvie les fera dans un bar de St-Louis de Ravignan, propriété de son frère qu’il avait acquis de son père. Sa motivation à devenir professeur, elle le doit principalement à son goût pour la musique, au plaisir de rencontrer des gens merveilleux, de leur transmettre sa bonne humeur mais aussi et surtout de bouger sur des rythmes country.

Aujourd’hui son enseignement rayonne sur plusieurs municipalités de la Beauce dont St-Prosper, St-Zacharie, St-Sébastien, St-Martin, St-Éphrem, St-Honoré, Lac Etchemin, Beauceville, La Guadeloupe.  Une particularité, Sylvie enseigne seule. Lors de danses de partenaires, elle demande l’assistance d’un élève parmi le groupe.

Depuis 1999, Sylvie s’occupe à temps plein de son école de danse. Non seulement elle y donne des cours mais elle est aussi DJ animatrice, en plus d’être chorégraphe. Mère de deux enfants, Patrick et Karine, elle demeure avec Alain, son conjoint à St-Prosper de Beauce.  En vivre, elle vous dira ‘J’espère pouvoir continuer longtemps cette carrière et danser jusqu’à 100 ans’

Malgré son jeune âge, Sylvie a une carrière jusqu’à présent très bien remplie puisqu’elle a participé à tous les Jamboree organisés par « l’École de Danse M & M » de Québec. La compétition est loin de lui faire peur puisque durant plus de 6 ans, elle participera en tant qu’école, au « Championnat Canadien de Danse Country » qui se tient à Victoriaville. Durant plusieurs années, elle sera également présente aux diverses compétitions au « Festival Western de St-Tite ». Sa participation à de nombreux festivals et 12 Heures de danse country est très remarquée.  Compétitions de danse amateur et nombreuses activités touchant le domaine de la danse country, voilà un domaine qu’elle connaît très bien.

Membre de « l’A.C.D.C. (Association Canadienne de Danse Country) » ainsi que de « PROFusion » (organisme voué à l’uniformisation de la danse country), elle s’implique depuis les tous débuts au « Méga-partage ». En février 2004 elle reçoit son accréditation de juge pour les compétitions sanctionnées par « l’A.C.D.C. ».

Ce qu’elle préfère par-dessus tout, ce sont les démonstrations de danse pour les personnes handicapées : ‘C’est le meilleur public que l’on peut désirer, ils sont tous gentils, fascinés, ils rient, crient, dansent, ne jugent pas, ils sont vrais, on les rend tellement heureux’

Chorégraphe depuis 1995, elle n’aura de cesse de nous offrir régulièrement de merveilleuses chorégraphies.  On a qu’à penser à « Twist Twist (1995), Only One Moon (1996), C.O.U.N.T.R.Y. (1997), Little O Kisses (1998), Valse Country S.R. (1999), Tanya (1999), Out Tonight (2000), Ain’t Nothing (2000), A Little At A Time (2000), High Cotton (2000), Bad Dog (2001), Tall Tall Trees (2001), Unbelievable (2001), Yes (2001), How Do You Like Me Now (2001), I Fall In Love (2002), Day light (2002), Celebrity (2003), Jeans On (2003), When You Come Around (2004), Beautiful West (2004), By My Side (2004), Mr. Mom (2005), If You Were My Girl (2005), Twist & Shake (2005), Something (2005) ».   Mais pour Sylvie, la chorégraphie qui l’aura la plus fait connaître est sans nul doute « When You Come Around ».

Avec une école comptant plus de 200 élèves, pas  besoin de vous dire qu’elle recherche de très belles danses et musiques country dans le but de transmettre sa passion. 

Pour ce qui est de l’évolution de la danse country dans sa région, ‘Au début nous dansions sur la musique jouée par les orchestres. Les danseurs aimaient voir bouger sur scène. Je devais donc enseigner des danses que nos orchestres pouvaient jouer. Pas besoin de vous dire que le nombre de danses était assez limité.  Nous dansions longtemps sur la même danse et nous la répétions souvent dans la même soirée.  Par la suite, j’ai commencé à mettre de la musique lors des intermissions et ainsi amener de nouvelles danses dont celles de partenaires. Les orchestres ne pouvant plus suivre, c’est là que ma carrière de DJ a commencé, remplaçant ainsi les orchestres’.

Cette envergure qu’a prise la danse country aujourd’hui ne la surprend pas du tout. ‘Elle fait danser beaucoup de personnes seules de par ses danses en ligne’.  Cette progression, selon elle, on la doit principalement  ‘Aux belles chansons, aux belles danses mais aussi aux festivals country’. Pour ce qui est de bien se porter elle vous dira que ‘Oui, le country a su surmonter la vague et prendre le dessus. Maintenant c’est aux professeurs et DJ de respecter un certain choix musical pour que cela demeure de la danse country’.

Pour ce qui est des danses dites « latino ou dance », elle vous répondra : ‘Il y en a toujours eues…il faut simplement les mettre dans les bonnes soirées ou dans les bons cours. Lorsque les danses en ligne ont fait leur apparition, elles se sont dansés sur toutes sortes de musique, ce qui a amené énormément de gens à danser.  Les danses en ligne country ont fait fureur de par le style et la tenue vestimentaire des danseurs mais surtout à cause de la musique country. Cette musique, il faut qu’elle soit country, sinon nous dansons de la danse en ligne pure et simple. Vous savez dans les soirées country, il n’y a pas que des danseurs country, il y a des personnes qui aiment tout simplement la musique country et qui sont là pour écouter leurs chansons préférées, donc ne mélangeons pas les musiques’.

Pour Sylvie, la danse country a un avenir des plus prometteur, elle continuera de grandir tant et aussi longtemps qu’il y aura de belles chansons et de belles chorégraphies.

On parle depuis un certain temps d’association ou de regroupement d’écoles dans le but de contrôler la qualité de l’enseignement et du produit offerts aux danseurs, ‘Je suis en faveur d’une réglementation et d’une formation pour professeur. Cela assurerait aux danseurs d’avoir un professeur qualifié qui serait en mesure de livrer un produit non en quantité mais en qualité. Il y a malheureusement beaucoup trop de danseurs qui s’improvisent professeurs et qui apprennent une danse un soir pour la montrer le lendemain du mieux qu’ils peuvent. Les résultats sont plus souvent qu’autrement désastreux’.

À sa retraite, Sylvie sera sûrement en forme pour continuer à danser avec les gens de l’âge d’or sur ses propres chorégraphies. Un souhait : ‘Prendre le temps d’aider les danseurs qui ont de la difficulté et de leur faire aimer la danse country’… 

2004-07-05

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