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Chuck Wagon Country Dancers

Noëlla Martin et Jean-Yves Proulx

Biographie autorisée

Texte de Bernard Pednault

 

Tous deux issus d’une famille de 14 enfants, c’est dès son jeune âge que Jean-Yves,  natif de St-Quentin, Nouveau-Brunswick est immergé dans la musique country  western, alors que Noëlla, native de Pohénégamook (Estcourt) au Québec, se souvient très bien des Marcel Martel, Paul Brunelle, Marie King… que ses parents écoutaient. Amoureux de la danse, ils organisent régulièrement des soirées. Encore trop jeune, elle regarde les gens danser et s’amuser, assise dans l’escalier menant à l’étage. Un héritage que ses parents lui ont transmis au fil des ans.

 

En 1989, ils se rencontrent lors d’une épluchette de blé d’inde country. C’est en 1991 que Jean-Yves travaillant alors chez «Papier Rouville » commence à s’intéresser à la musique country américaine. Quant à Noëlla qui travaille à ce moment-là dans un centre de tennis, son intérêt pour ce genre de musique remonte à quelques années auparavant, lorsqu’elle effectue un voyage chez une de ses sœurs demeurant dans le Connecticut aux Etats-Unis. Elle était alors allée voir le spectacle du groupe «Alabama ». C’est une sortie dans un bar country où il y avait de la danse qui changea sa vie. Après avoir appris quelques danses en ligne, elle les dansait lors de festivals et soirées country et s’aperçut que les gens essayaient de la suivre. Dès lors, ils commenceront tous les deux à suivre des cours de danse country.

 

Pendant une année, ils suivront des cours avec «Diane et Tammy ». Pour cela, ils n’hésiteront pas à faire la navette à chaque semaine entre Marieville et Laval. Il faut dire que Noëlla avait auparavant suivi des cours de danse sociale à l’école Jacques Harvey de Ste-Thérèse.

 

En 1992, c’est la naissance des «Chuck Wagon Country Dancers ». Ils débuteront leur enseignement dans un bar de Marieville. Quelques mois plus tard, ils sont au «Ranch Périgny » de Chambly où ils enseigneront pendant plus de deux ans. Par la suite, ils déménagent leurs pénates à L’Érablière Au Chalumeau du Mont St-Grégoire, où ils  enseignent toujours aujourd’hui.

 

Innovateurs, ils sont sans aucun doute les précurseurs de la danse country dans les  festivals. Le tout débuta lors du «Festival Country de Ste-Madeleine » où, après avoir remarqué que lors des pauses des artistes, il ne se passait rien. Ils proposent à «Gilles Bellavance » d’y diffuser de la musique country. Ce fut un succès immédiat. Le plancher de danse se remplit pour la plupart de débutants. Pour d’autres, ce fut une belle découverte. Maintenant, plus d’une vingtaine de festivals ont recours à leurs services annuellement.

 

Aujourd’hui, Noëlla exerce le métier de serveuse dans un restaurant, et Jean-Yves est DJ à temps plein, et par surcroît, organisateur de quelques festivals dont ceux de Cowansville, Rougemont et Mont St-Grégoire. En vivre, ils vous diront que c’est un peu plus difficile. Au début, quelques écoles existaient seulement. Aujourd’hui, le nombre d’écoles ne cesse de croître et il n’y a pas nécessairement plus de danseurs.

 

Pour ce qui est des organisations avec lesquelles ils ont préféré travailler au cours de leurs carrières, ils vous répondront sans hésiter «les Festivals ». Ils ont bien entendu participé depuis 1992 à de nombreuses démonstrations dans le but d’amasser des fonds pour divers organismes et œuvres de charité.

 

Au cours des dernières années ils ont remporté de nombreux prix. En 2001, «École de Danse Country de l’année, DJ de l’année, Professeur de Danse Country de l’année, Bar Country de l’année ». En 2002, «École de Danse Country de l’année, Professeur de Danse Country de l’année ». En 2003, «Professeur de Danse Country de l’année ». Ils vous diront qu’avant tout, leur récompense, c’est de voir les danseurs s’amuser sur le plancher de danse.

 

En 2000, quelques professeurs viendront s’affilier au «Chuck Wagon Country Dancers » ceci dans le but de satisfaire à une demande sans cesse grandissante en régions. Aujourd’hui, plus de 300 personnes suivent régulièrement leurs cours avec eux, que ce soient au Mont St-Grégoire, à Longueuil, Farnham, Cowansville ou Laval.

Ce qu’ils recherchent avant tout aujourd’hui : retrouver l’ambiance du début où le plancher de danse se partageait entre les débutants et les avancés. C’était un loisir à ce moment-là. Aujourd’hui, c’est plus sérieux, les danseurs connaissent  la musique, ils sont très expérimentés et de plus en plus exigeants. Ils ne s’en cachent pas, l’évolution qu’a prise la danse country les surprend énormément. Ils avouent d’ailleurs que c’est dû principalement aux très belles musiques et surtout à la beauté des danses. Pour ce qui est de l’intrusion des musiques dites «dance et latino », ils avouent que ce sont de très belles musiques qui ont sans aucun doute leur place mais que nous ne devrions pas retrouver parmi la danse country.

 

Leur souhait le plus sincère est que la danse country demeure un loisir. Ils désirent par-dessus tout enseigner encore de nombreuses années. La réputation qu’a prise la danse country au Québec dépasse maintenant nos frontières. Nous lui souhaitons par-dessus tout, une longue vie…

2005-07-18

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