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Danse Country MJM

Biographie autorisée

 

Mariette et Jean-Marc Villeneuve

Texte de Bernard Pednault

 

 

   

 

Native de St-Jean-Baptiste de Rouville en Montérégie, c’est en 1990 que Mariette commence à s’intéresser à la musique et par surcroît à la danse country. Pour Jean-Marc qui est natif du Lac St-Jean, plus précisément de Ste-Jeanne-D’Arc, ce genre musical lui a toujours plu ; d’autant qu’il se souvienne, c’était la musique de son enfance que sa famille jouait et chantait. Son intérêt pour la danse remonte également aux années 1990. Il fera découvrir à Mariette cette musique lors de visites régulières au Nashville de St-Luc. Aujourd’hui, leur amour pour le country est bien présent.C’est en 1969 qu’ils font connaissance pour la première fois. Mariette était à ce moment là pompiste et aussi serveuse au Restaurant Tétreault de St-Mathias, alors que Jean-Marc travaillait chez A. D. Prévost à Richelieu.

Plusieurs membres de leur famille respective s’intéressent à la musique country. Il y a les parents de Mariette, Henriette Martel Tétreault et Jean-Marie Tétreault ainsi que deux de ses sœurs, Lucille, Chantal, son conjoint Marcel et leur fille Valérie.  Du côté de Jean-Marc, là aussi les amateurs sont nombreux. Il y a Roger, sa conjointe Micheline, Claude, Ghislaine, Ange-Aimé et Louise ainsi que ses sœurs Jacinthe et Lise. Pour eux, le plus grand passionné de musique et de danse country demeurera Steve, le fils de Mariette et Jean-Marc qui est décédé en 2004. Il aimait se retrouver sur une scène, micro en main. Par son cri de ralliement et sa petite danse, il soulevait la salle ; il s’amusait beaucoup et de plus, il adorait être le D.J. de l’école. Il était également gérant au Camping Lac du Repos de St-Jean-Baptiste de Rouville. Aux dires de Mariette : ‘C’était un garçon très sensible, bon qui aimait les gens. Un enfant que  bien des parents auraient aimé avoir. Il était un homme d’honneur, d’amour, de générosité et de famille. Il vouait un amour inconditionnel à son épouse Joëlle ainsi qu’à leurs deux enfants Félix-Antoine et Ana-Kim. Amateur de chasse au chevreuil en compagnie de son grand-père Jean-Marie, il ne négligeait pas la chasse à l’orignal qu’il pratiquait avec son beau-père Réjean Royer. Là-haut, il en fait certainement danser plus d’un. Il nous manque beaucoup’.

Leur début en danse country remonte en juillet 1990, au Camping Lac du Repos. En septembre toujours de la même année, ce sera au Ranch Périgny à Chambly avec Country Boots puis à l’école de l’Amitié de St-Jean-Baptiste de Rouville en compagnie de Noëlla Martin et Jean-Yves Proulx de Chuck Wagon Country Dancers. C’est en mai 1996 que « Danse Country MJM » voit le jour. Leur premier cours, ils le donnent au camping Au Vieux Foyer de St-Pie de Bagot. Dans les années qui suivirent, Mariette fait face à des problèmes visuels qui la rendent semi-voyante.  Encouragée et supportée par Jean-Marc, elle doit faire un choix et quitte à ce moment-là son emploi pour devenir professeur de danse country à temps plein. Aujourd’hui de nombreuses municipalités bénéficient de leur enseignement dont : Marieville, Otterburn Park, St-Jean-Baptiste de Rouville et St-Hubert. En 2002, Mariette sent le besoin d’aller plus loin. Elle est entraînée par Guylaine Fontaine et reçoit son diplôme de l’A.P.D.E.L.. N’étant pas en reste, elle suit également des cours d’un professeur américain du nom de Madame Schwartz et est diplômée également N.T.A.. À la retraite tous les deux maintenant, ils ne songent pas vivre de leur école. Ils considèrent la danse comme un accomplissement, un loisir ;  pour eux c’est un plaisir de l’enseigner. 

Plusieurs organisations ont eu recours à leur service, que ce soit pour un spectacle ou une démonstration. On a qu’à penser à la Fondation Mira, le Festival de St-Tite où ils accompagnaient Daniel Langlois, lors d’un spectacle en compagnie de Caroline Levasseur, le Marché aux Puces Langelier avec C.J.M.S., lors des Mongolfières de St-Jean sur Richelieu, Le Sodance de Beloeil, l’entre-Deux de St-Léonard, le Théatre des Variétés en compagnie de Roger Charlebois, ainsi que Eaton aux Promenades St-Bruno. À tous ces  endroits, ils ont aimé leur expérience et ils se sont beaucoup amusés. En plus de faire leur marque comme professeurs de danse country, ils nous ont offert au cours des dernières années de très belles chorégraphies dont vous avez les détails sur le site Countrydansemag.com.  Mais pour eux « Friends », sur la musique interprétée par Daniel Langlois est sans contredit la chorégraphie qui les a fait connaître auprès des amateurs de danse.

Avec plus de 125 élèves, ils recherchent avant tout l’esprit de famille, l’enthousiasme ainsi que la bonne humeur. Ils sont très fiers de leurs élèves et comme ils le disent si bien : ‘Ce sont tous des gens formidables que l’on aime bien et ils nous le rendent bien aussi’.   

Ils trouvent dommage que la danse pour une certaine clientèle soit rendue trop sérieuse : ‘Trop de nouvelles danses certes, certains ne veulent danser que les nouveautés en laissant de côté les anciennes danses que nous enseignons à nos débutants. Il n’y a pas si longtemps, nous pouvions danser en nous amusant, il n’y avait pas de compétition et l’on avait amplement le temps de bien les apprendre car il y en avait moins. On y enseignait souvent les mêmes danses d’une école à l’autre, c’était profitable pour chacun et il s’établissait une certaine complicité entre écoles’.  L’envergure qu’à prise la danse country ne les surprend pas : ‘De façon générale, nous sommes satisfaits de l’évolution de la danse country, mais trop c’est comme pas assez’. Selon eux, ce qui a permis une telle progression est sans contredit : ‘Le plaisir que la danse nous apporte, l’enthousiasme que nous avons à nous voir régulièrement, que ce soit aux cours ou lors des soirées. Le partage mutuel de nos joies et de nos peines nous unit. Notre passion pour la musique country, c’est sans l’ombre d’un doute ce qui nous rapproche le plus les uns des autres’.  

À savoir si la danse country se porte bien : ‘Nous aimerions bien vous dire oui ! Mais  nous perdons peu à peu notre enthousiasme ; on a oublié que la danse est avant tout un loisir et non une compétition. Nous trouvons dommage que de nombreuses personnes décrochent pour toutes sortes de raisons’.  Pour eux le ‘dance et le latino’ sont de très belles danses, elle sont magnifiques en soi mais pas dans le country : ‘Nous nous devons d’avoir un peu plus de classe, respectons les professeurs qui ont étudié dans ce style de danse, cela leur revient ; nous avons étudié et sommes diplômés en danse country’.

Ils espèrent que la danse country sera là encore pour longtemps : ‘Mais à la vitesse où vont les choses, nous en doutons un peu. De nombreux danseurs désirent toujours apprendre de nouvelles danses et savent s’imposer là où ils vont danser. Nous devrons certainement refaire nos devoirs pour que cela redevienne un simple loisir, avoir du plaisir à danser où que l’on soit et surtout respecter les autres écoles. Est-ce que cela passe par un programme d’enseignement universel ? Cela pourrait sans doute apporter une plus grande qualité à l’enseignement de la danse country, au lieu d’être toujours une course vers la quantité. Pour ce faire, nous serions d’accord que les écoles se regroupent en associations mais à condition que chacun des professeurs puissent respecter la décision de la majorité dans la mesure du possible’.

À notre retraite de la danse: ‘Nous nous voyons très bien laisser notre place à la relève et danser pour notre bon plaisir. Nous souhaitons réellement que la danse country redevienne ce quelle était, soit un loisir avant tout et non une compétition. La simplicité avant tout’.